JUSTE UN PASSAGE
Exposition de photographies
Ma démarche photographique s’inscrit dans la recherche de la beauté spontanée, celle qui échappe à la mise en scène. Je m’intéresse aux personnes dans leur liberté, dans leurs gestes non prémédités, dans des instants bruts. Chaque image est une vérité qui souligne la vie dans sa sincérité. Je laisse donc faire les choses et je compose sur le vif en réaction avec ce qui se passe.
Guillaume Boilet
La rue est un espace de rencontres silencieuses, où des inconnus nous livrent, le temps d’un instant, quelque chose d’eux-mêmes sans nécessairement le savoir.
- L'instant où le visage raconte -
chaque visage porte quelque chose qui ne se dit pas. Une attente, une joie discrète, une solitude, une présence. Il suffit parfois d’un regard, d’une expression ou d’un instant suspendu pour qu’une histoire apparaisse. Ces images s’intéressent à ce moment fragile où le visage cesse d’être simplement une apparence et devient un récit.

.jpg)
- L'instant où le visage disparaît -
La série reste « des portraits », les parties identifiables des sujets on disparu dans le hasard d’un geste ou d’un cadrage. Un mouvement anodin : autant d'instants où l'identité semble momentanément suspendue. Ce visage qui est souvent le point de départ de notre lecture d'un portrait, celui qui permet de reconnaître, d'interpréter, d'identifier.
Elles témoignent de ces fractions de seconde où le portrait se construit autrement. Privé de son repère habituel, le regard se déplace. Il s'attarde sur la posture, les mains, les vêtements, la lumière, les tensions du corps ou la relation avec l'espace. Cette série interroge notre manière de regarder les autres. Que percevons-nous lorsqu'il nous manque ce que nous considérons comme essentiel ? Jusqu'à quel point le visage est-il nécessaire pour rencontrer une personne ?


